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Les Nouvelles

Commission d’examen sur la fiscalité:  Réduire le déficit tout en protégeant l’environnement : c’est possible! Commission d’examen sur la fiscalité: Réduire le déficit tout en protégeant l’environnement : c’est possible! 30 octobre 2014
Drummondville, le 30 octobre 2014 – Comme plusieurs autres intervenants, c’est aujourd’hui que le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement (RNCREQ) rend public le mémoire qu’il a déposé à la Commission d’examen sur la fiscalité québécoise et dans lequel il recommande principalement aux commissaires d’utiliser le filtre du développement durable et les seize principes de la Loi sur le développement durable pour analyser la performance de la fiscalité québécoise et pour proposer des correctifs. En effet, l’organisme estime que c’est la fiscalité, davantage que les lois, qui dicte les règles de la société. Même si elle se veut neutre, c’est-à-dire sans influence sur les décisions de consommation ou de production et d’investissement, la fiscalité est un instrument qui oriente l’économie et les décisions des consommateurs et des entreprises. Elle est probablement l’outil le plus puissant pour diriger le développement vers la viabilité. Le mémoire fait ainsi la démonstration qu’il est possible de mettre en place des mesures fiscales qui permettraient d’améliorer les finances publiques tout en protégeant l’environnement. Pour Philippe Bourke, directeur général du RNCREQ, « il est temps pour notre société d’arrêter d’opposer le développement économique à la protection de l’environnement. Les deux sont conciliables. » Le RNCREQ en a d’ailleurs fait la preuve cette semaine en publiant l’étude Vingt milliards de dollars de plus en six ans - Les retombées économiques d’une réduction de la consommation de pétrole au Québec. Réalisée par Renaud Gignac, économiste-conseil, cette étude démontre que réduire la consommation de pétrole de seulement 12 % en six ans au Québec générerait des bénéfices économiques considérables pour l’État, favoriserait le développement régional, créerait des emplois et allégerait les dépenses des ménages québécois, tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre (GES). Plusieurs mesures fiscales pourraient d’ailleurs venir appuyer cet objectif de réduction. L’étude peut être consultée en ligne : www.par-notre-propre-energie.com/etude.php Le mémoire peut quant à être téléchargé ici : http://bit.ly/fiscaliteRNCREQ
Réduire la consommation de pétrole pourrait créer 130 000 emplois en 6 ans Réduire la consommation de pétrole pourrait créer 130 000 emplois en 6 ans 29 octobre 2014
Montréal, le 28 octobre 2014 - Le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement (RNCREQ), dont le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec est membre, dévoile ce matin une première étude portant sur les bénéfices économiques d’une réduction de la consommation de pétrole. L’étude révèle que le Québec, s’il réduisait de 12 % sa consommation de pétrole d’ici six ans dans le secteur des transports routiers, améliorerait significativement le solde de sa balance commerciale. En effet, c’est 20 milliards de dollars en six ans qui, au lieu d’être envoyés à l’extérieur du Québec, stimuleraient l’économie d’ici, le développement régional, de même que la création d’emplois. On estime d’ailleurs à plus de 130 000 les emplois directs et indirects. En transformant leurs habitudes de consommation, les ménages québécois pourraient de leur côté réaliser des économies de 2 000 $ à 4 000 $ par année, soit suffisamment pour presque doubler le budget qu’ils accordent aux loisirs. « Nous exportons chaque année, au net, 18 milliards de dollars pour acheter des produits pétroliers et 9 milliards de plus pour acquérir des véhicules », explique Philippe Bourke, directeur général du RNCREQ. « Notre déficit commercial pétrolier représente maintenant près de 5 % de notre PIB. C’est colossal. Ces milliards de dollars s’envolent vers d’autres pays privant ainsi les ménages et toutes les régions du Québec de cet argent créateur d’emplois. Nous avons tout intérêt à mettre en place des mesures de réduction de la consommation de pétrole. Notre étude change complètement les perspectives : elle démontre que c’est payant pour l’économie de s’attaquer aux problématiques environnementales. » Des ménages plus riches de plusieurs milliers de dollars chaque année Le secteur des transports, qui consomme le plus de produits pétroliers, coûte particulièrement cher aux familles du Québec. Sur des dépenses de consommation moyenne de 49 000 $ par famille en 2012, près de 9 000 $ étaient consacrés au transport privé (18 %), après le logement, mais devant l’alimentation. « Le pétrole nous coûte déjà plus cher que la nourriture. En modifiant certains réflexes de consommation sans affecter la qualité de vie, il y a des gains individuels et collectifs énormes à réaliser », fait valoir Philippe Bourke. « Par exemple, un ménage qui possède un VUS pourrait dégager des économies annuelles de 2 100 $ à 4 300 $ s’il le remplaçait par un véhicule intermédiaire ou compact. De plus, selon une étude récente de Luc Gagnon et Pierre-Olivier Pineau de HEC, un ménage qui trouve le moyen de se passer d’une deuxième ou d’une troisième voiture peut se permettre d’acheter une maison d’un prix plus élevé de 200 000 $. Ce sont des chiffres qui frappent. » Par ailleurs, l’étude permet de comparer les différents postes d’importation et d’exportation du Québec. Avec 27 G $ annuellement, les importations de produits pétroliers et de voitures surpassent de loin les principaux postes d’exportation du Québec que sont l’aluminium (5 G $), les aéronefs (5 G $) et le papier (3 G $). « Le soutien des secteurs d’exportation est essentiel, mais tant qu’ils seront plombés par les importations de produits pétroliers et de voitures, leurs retombées pour l’économie du Québec demeureront négligeables », conclut le directeur du RNCREQ. Éléments de méthodologie Dans l’étude, les coûts évités par une stratégie de réduction de consommation de pétrole ont été évalués selon trois scénarios, soit un scénario de référence de stabilisation de la consommation de produits pétroliers, un scénario modéré de réduction de 12 % d’ici 2020 par rapport à l’année 2010 et un dernier dit « d’actions soutenues », calqué sur le modèle suédois, qui vise une réduction de 49 % d’ici 2020. Une modélisation de ces scénarios a été réalisée sur la base des multiplicateurs d’entrées et sorties du Québec, ajustés afin de tenir compte de l’évolution de la productivité du travail. Les données évoquées ci-haut font référence au scénario modéré. « Par la suite, nous avons évalué les "chocs sur les secteurs productifs", c’est-à-dire l’argent qui peut être dépensé dans l’économie québécoise grâce aux coûts évités par la réduction de la consommation de pétrole », résume Charles Séguin, professeur au département de sciences économiques de l’UQAM, qui a contribué à l’étude. « On constate alors les retombées économiques importantes que cela représente pour le Québec, non seulement sur la balance commerciale, mais aussi sur la création d’emplois. » L’étude a été réalisée par le RNCREQ dans le cadre de la démarche Par notre PROPRE énergie. L’équipe de recherche chapeautée par Charles Séguin, professeur au département de sciences économiques de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), est composée de Renaud Gignac, économiste-conseil et auteur principal de l’étude, de même que par Gabriel Fournier Fillion, étudiant en gestion à l’UQAM. Pour consulter l’étude Vingt milliards de dollars de plus en six ans : les retombées économiques d’une réduction de la consommation de pétrole au Québec et en savoir plus sur la démarche : www.par-notre-propre-energie.com/etude.php propos du RNCREQ Le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ) est un réseau d’acteurs engagés dans la protection de l’environnement et dans la promotion du développement durable sur l’ensemble du territoire québécois : les conseils régionaux de l’environnement(CRE). Les seize conseils régionaux de l’environnement (CRE) interviennent à l’échelle de chacune des régions administratives du Québec. Par leurs actions, ils cherchent à favoriser l’intégration des préoccupations environnementales dans les processus de développement régional. -30- Renseignements : Éric Perreault Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec 819-475-1048 #212
En route vers la conservation de corridors naturels en milieu agricole En route vers la conservation de corridors naturels en milieu agricole 2 septembre 2014
Drummondville, le 2 septembre 2014 - Le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ), grâce à l’aide financière et la collaboration de la Fondation de la faune du Québec et le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et l’Alimentation du Québec (MAPAQ), réalise présentement une étude d’identification des corridors naturels dans trois bassins versants agricoles présentant des problématiques de qualité d’eau : Saint-Zéphirin, Des Rosiers et Saint-Germain. Les objectifs poursuivis sont de développer un outil d’aide à la décision pour la planification de la conservation des milieux naturels et de promouvoir auprès des producteurs agricoles les avantages des corridors naturels.   À ce titre, M. Gilles Brochu, président du CRECQ, explique que : «  C’est dans le respect des propriétaires et selon leur volonté d’habiter et de mettre en valeur leurs terres, que le projet s’insère ». Il poursuit en mentionnant que « Les corridors naturels, en plus de favoriser la faune, apportent de nombreux avantages collatéraux, notamment en fournissant un habitat aux pollinisateurs, lesquels sont essentiels aux cultures ». Effectivement, les corridors naturels contribuent à maintenir la biodiversité tout en favorisant des écosystèmes en santé. Ils servent à améliorer la qualité de vie des gens, en ajoutant à l’intérêt du paysage, en améliorant la qualité de l’eau et en créant des opportunités pour des sentiers nature ou des pistes cyclables. On peut en tirer profit par la récolte de la matière ligneuse, de noix ou de fruits et, en milieu agricole, par la réduction notamment de l’érosion des sols. « Les corridors naturels sont les routes de vie des espèces fauniques et floristiques. Si elles disparaissent, c’est l’ensemble des services qu’ils rendent à la société qui s’en trouve affecté »  ajoute Andréanne Blais, chargée de projet au CRECQ. Cette étude s’insère d’ailleurs dans une série d’interventions concertées visant à favoriser la biodiversité en milieu agricole dans les trois bassins versants ciblés.  Avec la collaboration de producteurs agricoles, le Club Agrinove, le Groupe Conseil Agro Bois-Francs et le COGESAF, mettent la pelle à la terre et procéderont prochainement à l’aménagement de bandes riveraines élargies visant à améliorer la connectivité écologique et les habitats fauniques, à favoriser la pollinisation ou à réduire le ruissellement.  Ces travaux permettront de développer l’expertise régionale et serviront également de vitrines pour informer et sensibiliser les producteurs et différents intervenants de la région. L’identification par le CRECQ des corridors naturels leur permettra de cibler adéquatement les sites de bon potentiel et les objectifs à atteindre.  L’ensemble de ces travaux contribuera à consolider le territoire naturel de la région.   Le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec est un organisme de concertation regroupant des intervenants en environnement de la région du Centre-du-Québec dans le but de promouvoir la protection et l’amélioration de l’environnement dans une optique de développement durable. Pour de plus amples informations sur ce projet, nous vous invitons à communiquer avec Mme Andréanne Blais, biologiste au Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec.
Fin des audiences du BAPE sur les gaz de schiste :  le doute persiste Fin des audiences du BAPE sur les gaz de schiste : le doute persiste 2 juillet 2014
Drummondville, le 2 juillet 2014 – Alors que vient de prendre fin la 2e partie des audiences du 2e BAPE sur les gaz de schiste, le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) juge que le gouvernement n’a pas encore toutes les données en main pour dissiper les doutes liés aux nombreux impacts négatifs du développement de cette filière. Le CRECQ recommande donc au gouvernement de parfaire et de parachever les travaux du comité de l’évaluation environnementale stratégique (ÉES) sur les gaz de schiste dans le cadre de l’ÉES globale sur les hydrocarbures récemment annoncée. En effet, malgré une première commission d’enquête du BAPE en 2010-2011, puis une évaluation environnementale stratégique, dont les résultats ont été connus en février 2013, les constats actuels appellent malheureusement à des travaux de recherche supplémentaires, en particulier sur la protection des eaux souterraines et sur les émissions de GES.  En outre, et comme le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ) le souligne depuis le début, il manque encore une évaluation coûts/bénéfices globale pour guider la prise de décision. Pour Philippe Bourke, directeur général du RNCREQ, « pour savoir si un tel développement est acceptable, il faut absolument évaluer si les bénéfices que la société en retirerait (emplois, redevances, etc.) sont suffisamment élevés pour compenser les coûts engendrés (investissements publics, infrastructures, coûts environnementaux, impacts sur les autres activités économiques, émissions de GES, etc.).  Il serait par ailleurs pertinent de comparer cette filière à d’autres sur la base de ses évaluations coûts/bénéfices. » Cela dit, dans le cas des gaz de schiste, même si les connaissances sont encore incomplètes, elles sont suffisamment préoccupantes au chapitre des émissions de GES, entre autres, pour que le doute persiste quant aux résultats de cette évaluation coûts/bénéfices globale. « Il est fort peu probable que cette filière puisse un jour être considérée comme du développement durable », juge M. Bourke. Un ménage s’impose Le dossier des gaz de schiste met par ailleurs en lumière un problème récurrent au Québec, soit celui de la multiplication des évaluations de toute sorte sur les enjeux de développement, dans le secteur de l’énergie en particulier. L’absence de règles claires, de cohérence et de rigueur laisse place à l’improvisation et à la confusion. Sans compter que les processus d’analyse, lorsqu’il y en a, sont menés en silo, trop tard, sans vision d’ensemble, et souvent dans le cadre de mandats incomplets.  « Cela fait maintenant quatre ans qu’on évalue le dossier des gaz de schiste et encore aujourd’hui, après trois séries d’études entrecoupées par des changements de gouvernement, des questions demeurent en suspens. C’est dommageable, énergivore et franchement confondant pour les citoyens, les autorités et les développeurs », regrette Philippe Bourke. C’est d’ailleurs pour cette raison que le RNCREQ insiste dans son mémoire sur la nécessité de clarifier le cadre d’analyse et de consultation des projets de développement et qu’il réitère l’importance pour le Québec de se donner une stratégie énergétique qui pourra assurer un cadre décisionnel cohérent en matière de production et de consommation de l’énergie. Le RNCREQ est confiant que les commissaires du BAPE, qui entrent à présent en processus de rédaction de leur rapport attendu à l’automne, feront écho à ses recommandations.   Les conseils régionaux de l’environnement Chaudière-Appalaches, Centre-du-Québec et Montérégie ont tous trois participé aux audiences du BAPE. On retrouve le travail conjoint et leurs principales recommandations dans le mémoire déposé par le RNCREQ. Il peut être consulté en ligne à l’adresse suivante : http://bit.ly/1pjtvrA.