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Les Nouvelles

La polémoine de Van Brunt, une belle des Appalaches! La polémoine de Van Brunt, une belle des Appalaches! 27 mai 2015
Dans le cadre du suivi des populations de polémoine de Van Brunt (Polemonium vanbruntiae), le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) a entrepris des inventaires exploratoires en 2014 sur les rives de la rivière Nicolet à Ham-Nord et à Saint-Martyrs-Canadiens, dans la région du Centre-du-Québec. Suite à l’anlayse géomatique, c’est un total de dix (10) habitats potentiels qui ont été ciblés et caractérisés durant la période de floraison de l’espèce, soit les 9 et 10 juillet 2014. Parmi ces sites, un seul abritait la polémoine de Van Brunt. Cette nouvelle occurrence se situe en aval d’une occurrence déjà connue, en bordure de la rivière Nicolet. Sur la rive sud, 224 plants ont été dénombrés où la moitié était végétatifs. L’habitat se compose d’une aulnaie et de prairies humides ouvertes par endroit, dominées par la calamagrostide du Canada, l’eupatoire maculée, l’onoclée sensible et le carex crépu. Bien que variable, le milieu forestier adjacent à l’habitat de la polémoine de Van Brunt est généralement dominé par les résineux. Sur la rive nord, l’habitat est moins propice pour l’espèce. Il s’agit de milieux forestiers résineux composés surtout de sapinières en pente abrupte. Les quelques petites zones d’habitats potentiels sont de faibles superficies et surtout composées de prairies humides dominées par la calamagrostide du Canada et l’eupatoire maculée ou d’aulnaies. Ce sont 10 plants de polémoine de Van Brunt qui ont été observés. Parmi les dix sites ciblés, une autre espèce en situation précaire a été observée. Il s’agit de la platanthère à grandes feuilles (Platanthera macrophylla). Cette orchidée est susceptible d’être désignée menacée ou vulnérable au Québec. À cet endroit, 14 plants ont été trouvés dont 9 plants avec tiges fructifères. Cette espèce est reconnue pour se trouver en petites colonies de moins de 10 plants. Ainsi, cette population s’avère intéressante par son nombre de plants concentrés dans une faible superficie (10 m2). Comme cette espèce forestière est vulnérable aux perturbations liées aux travaux forestiers, une recommandation visant l’application de mesures de mitigation sera faite au propriétaire. Le milieu est composé d’érables à sucre et rouge, de bouleaux jaunes et de sapin baumier. La strate arbustive est principalement composée de viorne à bois-d’orignal tandis que les herbacées sont dominées par l’aralie à tige nue et le maïanthème du Canada. Lors de ces inventaires, plusieurs autres espèces vulnérables à la récolte au Québec ont été observé : lis du Canada (Lilium canadense), dentaire à deux feuilles (Cardamine diphylla) et matteuccie fougère-à-l’autruche (Matteuccia struthiopteris). Rédaction : Audrey Lachance, Bureau d’écologie appliquée Collaboration : Andréanne Blais, Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec
Plan de gestion des matières résiduelles de la MRC d’Arthabaska : Un bon plan, mais est-ce que ça sera suffisant ? Plan de gestion des matières résiduelles de la MRC d’Arthabaska : Un bon plan, mais est-ce que ça sera suffisant ? 22 mai 2015
Le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) a participé cette semaine à la consultation publique organisée par la MRC d’Arthabaska sur le projet de plan de gestion des matières résiduelles (PGMR) révisé de la MRC. De manière générale, le CRECQ considère que le plan d’action du PGMR comporte de nombreuses mesures pertinentes pour augmenter le taux de récupération des matières résiduelles générées dans la MRC d’Arthabaska. Il y a plusieurs constats intéressants, notamment : •    Une volonté de dépasser les objectifs de recyclage ou de valorisation de la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles ; •    Pour les résidus du secteur résidentiel, la MRC est proche des objectifs de la politique québécoise.  Cette performance n’empêche pas la MRC de prévoir plusieurs mesures intéressantes en matière d’information, sensibilisation et éducation (ISÉ) ; •    Un plan de mesures de suivi et de surveillance du PGMR permettant de bien suivre l’évolution des performances ; Les objectifs de la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles sont toutefois assez ambitieux. C’est pourquoi le CRECQ a recommandé quelques pistes d’amélioration pour favoriser l’atteinte de ces objectifs : •    Envisager des mesures incitatives, et éventuellement coercitives, pour obtenir des résultats qui permettent de briser le plafonnement qui succède inévitablement à toute campagne de sensibilisation; •    Bonifier les actions visant la récupération des matières recyclables et le détournement des matières putrescibles du secteur des industries, commerces et institutions (ICI). Pour consulter le mémoire complet, cliquez ici. 
DOMTAR collabore à la découverte d’une nouvelle espèce au Québec DOMTAR collabore à la découverte d’une nouvelle espèce au Québec 15 mai 2015
DOMTAR collabore à la découverte d’une nouvelle espèce au Québec Dans le cadre d’un programme de conservation volontaire de milieux humides du Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ), Mme Audrey Lachance du Bureau d’écologie appliquée (BÉA) a fait la découverte d’une nouvelle espèce d’utriculaire en bordure du lac Rond sur les terres de DOMTAR à Saint-Martyrs-Canadiens. L’utriculaire rayonnante (Utricularia radiata Small) n’avait pas encore été observée au Québec jusqu’à maintenant. Cette espèce fait partie de la famille des utriculaires. Il s’agit de plantes aquatiques flottantes, carnivores et abondantes dans les eaux stagnantes peu profondes. Cette espèce se démarque de ses congénères par ses petites ramifications entourant la tige principale. Les utricules sont peu nombreux et répartis sur des feuilles opposées divisées en deux. L’unique fleur observée au bout de la tige est d’un jaune vif. Parmi les espèces aquatiques qui accompagnent souvent l’utriculaire vulgaire, il y a les  brasénies de Schreber et différentes espèces de potamots. L’habitat observé se caractérisait par une épaisseur d’eau d’environ 1 à 2 m. Les rives étaient constituées de marécages à thuya occidental et à sapin baumier. La strate arbustive de ces milieux humides comportait surtout du houx verticillé, du myrique baumier et de la cassandre caliculée. Le sol se composait de 5 cm de matière organique, puis d’un loam avec une faible pierrosité. Selon le système d’information géominière du Québec, le secteur couvert se compose de roches intrusives mafiques à ultramafiques, de roches volcaniques mafiques et d’amphibolite. Ces caractéristiques portent à croire que d’autres belles découvertes pourraient avoir lieu sur les terres de DOMTAR. D’ailleurs, un effort de caractérisation plus spécifique sera réalisé en 2015 afin de documenter les différentes composantes de l’habitat en plus d’inventorier d’autres milieux propices du secteur. L’utriculaire rayonnante n’est connue au Canada qu’au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse où elle est considérée vulnérable (Nature Serve). Elle se trouve aussi dans les états américains limitrophes où son niveau de précarité varie de présumée disparue à en danger. Au Québec, cette nouvelle espèce sera ajoutée à la liste des espèces susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables.   Par l’entremise de sa collaboration, l’entreprise DOMTAR a contribué de manière significative à l’acquisition de connaissance sur la flore, la faune et les milieux fragiles. Suite aux rencontres avec l’entreprise, DOMTAR s’est engagée moralement à préserver les éléments sensibles du  territoire à l’étude dans le cadre du projet. Cet engagement représente près de 200 hectares (de milieux humides et forestiers). Le CRECQ ainsi que le BEA félicite l’entreprise DOMTAR pour l’importance qu’il accorde à la conservation des milieux naturels et leur impact positif sur la collectivité. Pour de plus amples informations Andréanne Blais Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec andreanne.blais@crecq.qc.ca Tél. : 819-475-1048 poste 213 Audrey Lachance Bureau d’écologie appliquée audrey.lachance@coop-ecologie.com Tél. : 418-831-6487 Patrick Cartier, ing.f. Coordonnateur gestion foncière et sylviculture Tél. : 819-845-2771 #58658
Plan de gestion des matières résiduelles de la MRC de Drummond:  La collaboration des citoyens sera cruciale Plan de gestion des matières résiduelles de la MRC de Drummond: La collaboration des citoyens sera cruciale 14 mai 2015
Drummondville, 13 mai 2015 – Le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) a participé le 12 mai dernier à la consultation publique organisée par la MRC de Drummond sur le projet de plan de gestion des matières résiduelles (PGMR) révisé de la MRC. De manière générale, le CRECQ considère que le plan d’action du PGMR comporte de nombreuses mesures pertinentes pour augmenter le taux de récupération des matières résiduelles générées dans la MRC de Drummond. Certaines de ces mesures apparaissent toutefois insuffisantes pour atteindre les objectifs ambitieux proposés à l’horizon 2020.  Ainsi, des recommandations ont été émises concernant l’augmentation des moyens reliés à la sensibilisation des citoyens, sur la gestion des matières organiques et sur un éventuel service d’accompagnement pour les instituions, commerces et industries (ICI). Le CRECQ croit que la sensibilisation doive représenter un élément clé du plan d’action et miser sur une approche plus personnalisée. De plus, reconnaissant les limites de la sensibilisation auprès de certaines catégories de citoyens, le CRECQ considère qu’il faille envisager des mesures incitatives, et éventuellement coercitives, pour obtenir des résultats qui permettent de briser le plafonnement qui succède inévitablement à toute campagne de sensibilisation. « D’ici 2020, la MRC et la majorité des municipalités offriront les infrastructures de base visant à atteindre les objectifs élevés de la politique québécoise de gestion des matières résiduelles. C’est la collaboration des citoyens à l’effort collectif demandé qui influencera l’atteinte des objectifs » mentionne Gilles Brochu, président du CRECQ. Pour consulter le mémoire, cliquez ici. 
Mission F.B.’Ail, des jeunes impliqués dans la sauvegarde de l’ail des bois Mission F.B.’Ail, des jeunes impliqués dans la sauvegarde de l’ail des bois 12 mai 2015
Drummondville, 12 mai 2015 - Au printemps 2015, plus d’une vingtaine de jeunes de l’école Saint-Charles à Drummondville ont collaboré à une mission « top secrète » consistant en la création d’une nouvelle colonie viable d’ail des bois. Pour l’opération, les jeunes étaient accompagnés du Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) et d'Opération PAJE (Partenariat, Action, Jeunesse en Environnement), en partenariat avec le Biodôme de Montréal. Les élèves de la classe de 4e année de Mme Guylaine Lecavalier se sont ainsi transformés en agents « F.B. Ail » et ont semé 2 500 graines d’ail des bois dans une érablière de la MRC de Drummond. « Cette expérience a permis aux enfants de vivre une expérience positive en nature tout en favorisant un lien d’attachement à la protection de l’environnement », mentionne Andréanne Blais, biologiste et chargée de projet au CRECQ. Faisant partie de la flore indigène québécoise, l’ail des bois (Allium tricoccum) est une espèce vulnérable qui a connu un grand déclin à cause des cueillettes intensives de ses bulbes. En 1995, elle devenait la première espèce en situation précaire légalement désignée au Québec. La vente est désormais interdite et la cueillette à des fins personnelles est limitée à 50 bulbes par an. Malgré tous les efforts consentis, l’espèce est encore largement cueillie : Les agents de la Faune saisissent en moyenne 80 000 bulbes par an! « Pour le GARAF, ce projet constitue une implication concrète en restauration de la biodiversité », précise Frantz Morelle, technicien en travaux pratique d'Opération PAJE.  Destiné au milieu scolaire, le programme SEM’AIL junior a été développé par le Biodôme de Montréal. Ce projet vise à sensibiliser et éduquer le public quant à la problématique liée au déclin de l’ail des bois. Les jeunes participants ont pour mission de s’impliquer concrètement dans la conservation de l’espèce, en créant une nouvelle population viable d’ail des bois dans leur localité. Depuis 2010, c’est plus de 500 jeunes qui ont rejoint l’escouade du F.B.Ail dans les régions les plus touchées par le déclin de l’espèce. Pour y arriver, la semaine précédant l’ensemencement des graines, l’équipe du CRECQ et d'Opération PAJE ont visité les élèves en classe afin de les informer sur cette espèce protégée. En plus d’expliquer l’importance de préserver la biodiversité, ils leur ont parlé de la biologie de la plante, des raisons de son déclin et de la nouvelle réglementation entourant sa cueillette et son commerce. Il a aussi été question de l’habitat propice à la croissance des colonies d’Ail des bois, de ses plantes compagnes et de la qualité du sol. En étant impliqué de la sorte, chaque élève devient un acteur en protection de la nature! Le CRECQ et Opération PAJE tient à féliciter dans la réussite de leur mission les agents FB’Ail de l’école Saint-Charles.