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Les Nouvelles

Gaz de schiste - Les travaux du comité d’évaluation ne répondent pas à toutes les questions Gaz de schiste - Les travaux du comité d’évaluation ne répondent pas à toutes les questions 15 mai 2012
Le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) n’est pas satisfait du plan de réalisation final du comité qui réalisera l’évaluation environnementale stratégique (ÉES) sur les gaz de schiste. En effet, malgré l’ÉES, une question fondamentale restera sans réponse : est-ce que les bénéfices anticipés du développement de la filière des gaz de schiste pourraient être apportés par une autre source d’énergie ou une combinaison d’autres sources d’énergie, dans un contexte de développement durable et d’équité intergénérationnelle ? C’est la question qui était au cœur du mémoire que le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ) a déposé au Comité de l’ÉES lors des consultations publiques. Pour le Regroupement, il est primordial que chaque scénario de développement de la filière soit comparé à des scénarios de non-développement et/ou de remplacement. Conséquemment, comme le Comité renonce à faire cet exercice de comparaison, il devient essentiel que le gouvernement du Québec s’en charge. On doit évaluer les alternatives énergétiques dans le cadre d’une planification énergétique intégrée. Cela dit, le CRECQ continue toutefois de croire que l’exercice mené par le Comité est essentiel et utile pour l’évaluation de la filière. Les fleurs Le CRECQ se réjouit des améliorations suivantes, lesquelles aideront à apaiser les tensions et à favoriser un meilleur climat durant le processus : Acquisition de connaissance : fracturation. Le Comité ne recommandera pas au ministre d’autoriser des projets de fracturations hydrauliques pour des fins d’acquisition de connaissances. Il s’en remettra plutôt à des expériences en laboratoire et aux données existantes. Conditions de participation publique améliorées. Le recours à des « comités miroirs », qui favoriseront les échanges entre le comité et certains intervenants, permettra l’analyse des enjeux concernant en outre l’agriculture, la gouvernance, les scénarios de développement, l’environnement, la santé, l’économie ou les répercussions sociales. Des forums où des experts pourront échanger sur des questions précises seront également constitués. Les conclusions seront rendues publiques, tout comme les études techniques réalisées à la demande du Comité. Puis, plus tard dans la démarche, les citoyens seront à nouveau appelés à commenter l’ÉES lors d’une consultation sur le projet de rapport final. Le pot Le CRECQ considère que quelques irritants persistent, lesquels contribuent à fragiliser le lien de confiance entre le Comité et la société civile : Composition du Comité. Dans le rapport de consultation de l’Institut du Nouveau Monde (INM), on mentionne que « l’une des questions les plus controversées soulevées dans le cadre de la consultation est celle de la composition du Comité ». Pas moins de 80 personnes ont soumis un avis sur ce sujet. Les principales critiques faites à cet égard portent sur la présence au sein du Comité d’une représentante de l’industrie gazière. « Les citoyens ne contestent pas le fait que cette représentante puisse être consultée par le Comité pour ses compétences professionnelles. Ce qu’ils jugent éthiquement inacceptable, c’est le fait qu’elle participe aux décisions du Comité », note-t-on dans le rapport. Le CRECQ s’attendait donc à une décision à cet égard. Acquisition de connaissances : risques de fuites. Le Comité ne spécifie pas s’il procèdera à l’acquisition de connaissances sur les risques de fuites dans les eaux souterraines et dans l’atmosphère liées à la dégradation à long terme du béton, des tubages et des bouchons des puits soumis aux agresseurs chimiques qui se retrouvent dans les boues résiduelles et qui demeureront dans les puits une fois bouchés.
Forum sur la prise en compte des milieux naturels dans la gestion territoriale Forum sur la prise en compte des milieux naturels dans la gestion territoriale 8 mai 2012
Le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) et ses partenaires sont fiers de vous inviter au Forum sur la prise en compte des milieux naturels dans la gestion territoriale qui aura lieu à Drummondville le: Mardi le 19 juin 2012 de 8 h 30 à 16 h 30 Le forum vise à informer et outiller les autorités municipales et les acteurs régionaux sur la prise en compte des milieux naturels dans la gestion territoriale pour une conservation socialement acceptable. Le forum répondra aux objectifs suivants : •    Identifier les rôles et fonctions des milieux naturels; •    Dresser un portrait des milieux naturels du Centre-du-Québec; •    Présenter les politiques, lois et règlements en matière de conservation des milieux naturels; •    Identifier les intervenants clefs et préciser leur rôle quant à la conservation des milieux naturels;  •    Faire connaître les stratégies de conservation des milieux naturels dans la gestion territoriale; •    Identifier les enjeux relatifs aux milieux naturels. La participation à l’évènement est de 40 $. Le nombre de places est limité. Surveillez la programmation complète de la journée ainsi que les détails de l’inscription au www.crecq.qc.ca/forumgt Pour de plus amples informations concernant cet événement, veuillez communiquer avec le CRECQ, au 819-475-1048. Organisateur Partenaires 
Le Québec doit dire non à la filière nucléaire. Le Québec doit dire non à la filière nucléaire. 4 mai 2012
Le 18 mars dernier, à Québec, les représentants des seize conseils régionaux de l’environnement, réunis au conseil d’administration de leur regroupement, le RNCREQ, ont résolu unanimement de rejeter toute forme de développement de la filière nucléaire au Québec, y compris les travaux d’exploration et d’exploitation de l’uranium. Dans cette perspective, le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) souhaite que la centrale nucléaire Gentilly-2, située au Centre-du-Québec, soit fermée et démantelée. Pour compenser l’impact sur l’activité économique régionale, l’organisme centricois suggère que le gouvernement du Québec planifie la conversion économique de cette région et de sa voisine, la Mauricie, par des investissements significatifs dans des projets d’innovation et d’expertise dans le secteur de l’économie verte. Cette prise de position arrive au moment où le gouvernement du Québec doit prendre une décision qui influencera l’avenir énergétique de la province : soit restaurer, soit fermer et démanteler la centrale Gentilly-2, la seule centrale nucléaire au Québec. Pourquoi la fermeture ? Le Québec n’est pas dépendant de la filière nucléaire puisqu’elle représente uniquement  1,91 % de l’électricité disponible au Québec en 2009. Avec la réfection de Gentilly-2, ce pourcentage passerait à 2,8 % selon les estimations d’Hydro-Québec. Or, dans le contexte où des surplus d’électricité sont prévus pour les dix années à venir, cette augmentation n’est pas nécessaire. De plus, les risques pour la santé humaine et l’environnement liés à la production de cette énergie sont des facteurs trop importants et difficiles à contrôler pour que l’on poursuive dans cette voie. Le cycle de vie de l’énergie nucléaire, de l’extraction d’uranium à la gestion des déchets, comprend des risques pour la santé et l’environnement qui s’étendent sur des milliers d’années. En outre, il en coûte et en coûtera encore très cher de s’acharner à maintenir en vie cette filière énergétique controversée au Québec.  D’ailleurs, les coûts astronomiques et imprévisibles des travaux de rénovation de la centrale militent à eux seuls pour la fin de l’aventure. Privilégier l’énergie renouvelable. Pour le directeur du RNCREQ, Philippe Bourke, « le Québec peut compter sur un éventail de possibilités pour remplacer la production énergétique de Gentilly-2, que ce soit par l’efficacité énergétique ou par le développement des énergies renouvelables. Cette conversion serait bien plus gagnante à long terme pour les régions touchées par la fermeture de la centrale et pour l’ensemble du Québec. Une telle décision serait d’autant plus significative, qu’elle s’inscrirait dans le cadre de l’Année internationale de l’énergie durable pour tous. » Évoquant les données d’un sondage récent réalisé par Léger-Marketing, il rappelle en outre que « 62 % des Québécois souhaitent que le gouvernement du Québec privilégie la production d’énergies renouvelables ». Démanteler en toute sécurité. Le RNCREQ et le CRECQ prônent le démantèlement de la centrale avec un encadrement approprié. Le gouvernement du Québec doit non seulement planifier le plus rapidement possible la fin de l’aventure nucléaire ─ pour ne pas en faire porter le fardeau financier sur les générations futures ─ mais il doit aussi garantir que les opérations seront menées selon les normes les plus strictes en matière de précaution et de sécurité pour la santé et l’environnement. Il faut garder à l’esprit qu’il n’existe actuellement aucune solution de traitement des déchets nucléaires qui soit durable et sécuritaire. Ces constats et réflexions sont détaillés dans un document, élaboré par le RNCREQ, qui présente les différents enjeux économiques, environnementaux et sur la santé de la production d’énergie nucléaire. On peut le télécharger ici : http://www.rncreq.org/images/UserFiles/files/2012-05-04-Analyse_Nucleaire.pdf.