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Qu'est-ce qu'un milieu humide?

On retrouve les milieux humides dans les zones de dépressions mal drainées ou de transition entre les milieux terrestres et aquatiques. Les experts les définissent comme l’ensemble des sites saturés d’eau ou inondés pendant une période suffisamment longue pour influencer la nature du sol et la composition de la végétation. D'origine naturelle pour la majorité, les milieux humides sont parfois le résultat d'aménagements directs ou indirects de l'homme. 

Les milieux humides sont représentés sous diverses classes comprenant les tourbières, les marécages, les étangs ou les marais. Les définitions suivantes vous permettront de distinguer sommairement chacune d'elle.

En ce qui a trait aux critères de classification utilisés par le Ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEFP) pour l’identification des milieux humides, vous pouvez vous référer à la fiche technique Identification et délimitation des écosystèmes aquatiques, humides et riverains (MDDEP, 2006).

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Cartographie détaillée des milieux humides du Centre-du-Québec

Pour vérifier la présence de milieux humides sur vos terres, nous vous invitons à consulter la cartographie détaillée des milieux humides réalisé par Canards illimités et le ministère du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs. Cliquez ici 

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La prise en considération de l’importance des milieux humides a été reconnue en 1993 lors de l’entrée en vigueur du 2e alinéa de l’article 22 de la Loi sur la qualité de l’environnement. En vertu de cette Loi sur la qualité de l’environnement (L.R.Q., chapitre Q-2) et de la Loi concernant des mesures de compensation pour la réalisation de projets affectant un milieu humide ou hydrique (2012, chapitre 14), le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEFP) est chargé d’autoriser ou non les projets affectant les étangs, les marais, les marécages et les tourbières.

Le promoteur doit donc obtenir préalablement à ses travaux un certificat d'autorisation délivré par le MDDEFP et ce peu importe la superficie du milieu humide visé et de ses propriétés. Le promoteur doit aussi obtenir préalablement de sa municipalité un certificat attestant que les projet ne contrevient à aucun règlement municipal. De plus,  le promoteur doit aussi obtenir une autorisation de la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ) si le milieu humide se trouve en zone agricole (www.cptaq.gouv.qc.ca). 

Pour en savoir plus, nous vous invitons à consulter le guide Les milieux humides et l’autorisation environnementale (2012) du MDDEFP. Le formulaire de demande d'autorisation en vertu de ces Lois est disponible au www.mddefp.gouv.qc.ca. 

D’ici avril 2015, un nouveau projet réglementaire prévoyant des règles particulières concernant la conservation et la gestion durable des milieux humides est attendu. Vous pouvez consulter la plate-forme du Regroupement des conseils régionaux en environnement du Québec portant sur ce nouveau cadre réglementaire en cliquant ici.

Portrait des milieux humides du Centre-du-Québec 

Dans l'ensemble du Québec, nous retrouvons approximativement 189 593 km2 (12,5 % de la province) de milieux humides. Plus spécifiquement,  les milieux humides situé au sud du 52e parallèle représente 118 713 km2 (7,8% de la superficie de ce territoire) dont 85% de tourbière (Pellerin et Poulin, 2012).

En ce qui concerne le Centre-du-Québec, la superficie de milieux humides est estimée à 890 km2 (12,3% du C-du-Q). Au total, cela représente près de 9 912 milieux humides. Les MRC de l'Érable et de Bécancour possèdent d'ailleurs les plus grandes superficies de milieux humides du sud du Québec

Les milieux humides de la région se répartissent comme suit: tourbières (51,9%), marécages (36,6%), marais (5,2%), eaux peu profondes (3,9%) et de prairies humides (2,4%) (CIC et MDDEFP, 2012).

Selon une étude commandée par le gouvernement et rendue publique récemment (Pellerin et Poulin, 2013), c’est la région du Centre-du-Québec qui connaît les plus grandes pertes de superficie de milieux humides dans les Basses-terres du Saint-Laurent. En 20 ans, c'est plus de 20 % de milieux humides qui ont été perturbés ou perdus en région. L’étude précise que les principales causes de ces pertes sont les activités sylvicoles (43.1%), agricoles (29,5%) et la culture de canneberges (19,6%).

Malgré cette étude, le Conseil régional de l'environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) croit important de mentionner que la conservation des milieux humides préoccupe depuis plusieurs années déjà l'ensemble des secteurs concernés. Ainsi, certaines pratiques d'exploitation durables du territoire ont été développées et mises en place pour répondre à la problématique. « Nous pouvons nous réjouir de la mobilisation régionale pour répondre à la problématique, poursuit M. Brochu.  Par exemple, depuis 2011,  le CRECQ sensibilise les  élus et les intervenants régionaux touchés par l’enjeu de la protection des milieux naturels.  La région se prend en main de façon proactive. Nous avons développé un plan de gestion des milieux naturels et des orientations pour y arriver.  Plusieurs actions sont déjà en cours de réalisation. Il est évident que  la conservation des milieux naturels repose sur l’implication de la collectivité.  »   

Pour de plus amples informations sur le portrait des milieux humides, il est possible de consulter le Portrait des milieux humides réalisés par le CRECQ en 2012. Pour consulter le portrait, cliquez ici. Nous vous invitons aussi à consulter l'étude complète de Pellerin et Poulin (2013) en cliquant ici.

Projet d'intendance volontaire des milieux humides

Le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) réalise chaque année des projets de conservation volontaire des milieux humides en région. Pour arriver à préserver les éléments fragiles et particuliers du territoire qui est en grande partie de tenure privée, le CRECQ mise sur la participation volontaire des propriétaires privés et des municipalités par le biais d’ententes de conservation où des actions de protection, de mise en valeur ou de restauration peuvent être réalisées. Dans le cadre de ces mandats, le CRECQ réalise, chez les propriétaires et municipalités intéressés, l’inventaire de leur milieux humides et leur remet un cahier personnalisé. Consultez le projet en cliquant ici.

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Le CRECQ a réalisé un dépliant sur les milieux humides où vous sont présentés les différentes classes de milieux humides et les richesses naturelles à découvrir dans un milieu humide. Pour consulter les dépliant, cliquez ici

 

Si vous désirez aller plus loin dans la protection des attraits naturels de votre propriété, il est possible d'opter pour l'une des nombreuses options de conservation volontaire existantes. La conservation volontaire est la possibilité pour un propriétaire de prendre l'initiative de protéger légalement les attraits naturels qui se trouvent sur sa propriété. Les options disponibles sont la réserve naturelle, la servitude de conservation, la vente ou le don à un organisme de conservation. En fonction de l'option, vous pouvez demeurer propriétaire et garder certains droits d'usage. De plus, vous pouvez avoir droit à des réductions d'impôts ou des exemptions de taxes municipales. Pour en savoir plus, nous vous invitons à consulter le guide: La conservation volontaire: vous pouvez faire la différence du MDDEFP.

 

Pour de plus amples informations sur les milieux humides, vous pouvez communiquer avec Andréanne Blais