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Énergie

Portrait

Les sources primaires d’énergie au Québec1

Graphique énergieOn appelle énergie primaire les formes d’énergie à l’état brut, donc avant toute transformation comme le charbon, le pétrole brut, le gaz naturel, la biomasse, l’hydroélectricité, l’électricité d’origine nucléaire ou éolienne, etc.

Certaines de ces sources sont non-renouvelables, comme le pétrole, le gaz naturel, le charbon et l’uranium. L’énergie non-renouvelable représente 53% de l’énergie consommée au Québec tandis que les sources renouvelables telles que l’hydroélectricité, la biomasse et l’éolien représentent 47% du bilan global.

Les sources non-renouvelables

Pétrole
Le Québec, importateur de pétrole, achète celui-ci sur les marchés mondiaux, principalement de l’Algérie et de la Mer du Nord (Royaume-Uni et Norvège). Dans le tableau 1 suivant, nous avons consigné la provenance du pétrole consommé au Québec. Il est à noter que tous les pays fournisseurs du Québec en 2005 ont une production de pétrole conventionnel en déclin. Les seuls pouvant compenser en partie ce déclin sont le Canada et le Vénézuela avec leurs pétroles lourds (sables bitumineux, particulièrement). La production de ces pétroles est toutefois très exigeante en énergie, en eau et en capitaux financiers. Malgré des réserves très importantes, la production restera très limitée par rapport au pétrole conventionnel.

Tableau 1 : provenance des importations de pétrole du Québec (2005)

Pays Quantité
(milliers de barils)
Part de
marché Qc
Année du maximum de production du
pétrole conventionnel
Norvège 45 039 28,70% 2001
Algérie 42 708 27,20% 2006
Royaume-Uni 28 135 17,90% 1999
Canada (est) 13 382 8,50% 1973
(réserves de pétroles lourds importantes
dans l’ouest du Canada)
Mexique 13 000 8,30% 2002
Autres 12 211 7,80% ------
Vénézuéla 2522 1,60% 1970
(réserves de pétroles lourds importantes)
TOTAL 156 997

L’Agence Internationale de l’Énergie entrevoit d’ailleurs des difficultés d’approvisionnement en pétrole brut dans les prochaines années.

Oléoduc
La Commission de protection du territoire agricole du Québec a autorisé Ultramar à construire un oléoduc de 238 km entre Lévis et Montréal. La mise en exploitation du pipeline exigera le déboisement d’une emprise permanente d’une largeur d’un maximum de 23 mètres. Pour une partie du tracé, l’emprise se situera le long d’une ligne de transport d’énergie, permettant de diminuer le déboisement et d’éviter un fractionnement supplémentaire du territoire. La proportion du tracé traversant des terres cultivées ou en friche serait de l’ordre de 50%. Au total, le trajet mettra en cause quelque 400 hectares de terres agricoles et 675 propriétaires. Le Centre-du-Québec perdra 112 hectares boisés.

L’exploitation du pipeline permettra de réduire substantiellement le nombre de trains circulant dans le corridor Lévis-Montréal, ce qui se traduira par une sécurité accrue de la population et des approvisionnements. Le pipeline d’Ultramar transportera 100 000 barils de pétrole par jour entre sa raffinerie à Lévis et son terminal à Montréal-Est.

Gaz naturel
Partout dans le monde industrialisé, le gaz naturel est beaucoup utilisé pour le chauffage des habitations ainsi que pour la production d’électricité.

Potentiel du gaz de schiste
Le gaz de schiste est un gaz naturel de type non conventionnel. Il s’agit d’un gaz solidement emprisonné dans du schiste, roche sédimentaire déposée à l’origine sous forme d’argile et de limon. Les nouvelles techniques, telle la fracturation hydraulique en plusieurs étapes, jumelée au forage horizontal, facilitent la production de gaz de schiste et ce, à moindres coûts. Le potentiel des gaz de schiste au Canada s’élèverait à 1 000 billions de pieds cubes, dont 40 billions de pieds cubes dans la seule province de Québec (MRNF, 2010)

Pour les Basses-Terres du Saint-Laurent, en avril 2010, on y dénombrait 151 permis attribués pour l’exploration gazière sur une superficie de 27 000 km2. Actuellement il n’y a aucune production au Québec. À cet effet, le gouvernement du Québec a annoncé en mars 2009, son intention de revoir le cadre législatif afin de se donner les moyens de mettre en valeur son potentiel en hydrocarbures. Un projet de loi spécifique au secteur des hydrocarbures sera présenté à l’Assemblée nationale en 2011.

Centrale de Bécancour (au Centre-du-Québec)
En réponse à un appel d’offre d’Hydro-Québec, TransCanada Energy Ltd (TCE) a construit, entre 2004 et 2006, une centrale au gaz naturel d’une puissance installée de 547 mégawatts (MW) et pouvant fournir près de 4.5 TW/h d’énergie dans le parc industriel de Bécancour.

Depuis 2008, la centrale de TCE ne produit pas d’électricité. En fait, suite à une révision à la baisse de ses prévision de ventes d’électricité, Hydro-Québec a suspendu son contrat de 20 ans pour l’achat d’électricité de TCE et doit, depuis ce temps, verser une compensation financière d’environ 150 M$ par année à TransCanada Energy pour que la centrale ne produise pas d’électricité.

Charbon
Le charbon est encore moins étudié que les deux ressources précédentes quant aux perspectives de production future. Il faut savoir que le Québec utilise peu de charbon, moins de 1% de sa consommation d’énergie primaire totale depuis le début des années 1980. Selon les travaux du Energy Watch Group (2006), le maximum de production de charbon devrait être atteint entre 2025 et 2035, la production déclinant par la suite.

Nucléaire
Tout comme le charbon, l’uranium est considéré comme s’il était presque inépuisable. Les valeurs R/P peuvent atteindre, selon l’Agence internationale de l’énergie, des niveaux de l’ordre de 220 ans. Encore une fois, comme pour le charbon, l’Energy Watch Group a réalisé une étude démontrant que la ressource atomique est surévaluée. EWG évalue le maximum de production entre 2025 et 2035. Par ailleurs, l’énergie nucléaire fournit actuellement environ 6,5% de l’énergie primaire mondiale (0,88% au Québec). En remplaçant l’ensemble des ressources énergétiques mondiales par le nucléaire, ce dernier ne pourrait fournir de l’énergie que pendant environ 5 ans. Cette source ne pourra substituer aucune source fossile à long terme.

Le Québec possède des gisements d’uranium à différents endroits (Monts-Otish, Baie d’Ungava, Rivière-Georges) à des concentrations intéressantes sur le plan économique. L’exploitation n’est pas encore envisagée à court terme. Comme pour le pétrole et le gaz naturel québécois, ce sont des entreprises privées qui en feront l’exploitation et vendront sur les marchés mondiaux aux plus offrants.

Au Québec, il y a une seule centrale nucléaire située à Bécancour (Gentilly-2), dans le Centre-du-Québec. Elle génère 3 % de l’électricité provinciale. Elle possède une capacité brute de 675 MW (net 635 MW).

Le 19 août 2008, Hydro-Québec annonçait un investissement de 1,9 milliard de dollars pour prolonger la vie de la centrale nucléaire Gentilly-2. Ces travaux doivent permettre de poursuivre les activités de la centrale nucléaire d'Hydro-Québec jusqu'en 2040. Le 16 août 2010, Hydro-Québec a déclaré qu’elle reportait de 2011 à 2012 le début des travaux de réfection de la centrale.

Les sources renouvelables

Les sources renouvelables d’énergie sont celles qui sont les plus disponibles au Québec. Fort heureusement d’ailleurs, car elles sont habituellement les moins dommageables pour le climat. Elles ont permis au Québec jusqu’à maintenant d’émettre proportionnellement beaucoup moins de gaz à effet de serre que le reste du Canada.

Hydroélectricité
Au Québec, la perception de cette source d’énergie est souvent négative alors qu’elle est habituellement très positive ailleurs dans le monde. Cette source qui est généralement perçue comme une source d’énergie écologique fait l’objet d’objections fréquentes et nombreuses au Québec. Cette opposition aux projets hydroélectriques passe étrangement sous silence notre consommation encore plus importante de pétrole, pourtant de loin beaucoup plus polluant que l’hydroélectricité. Ces objections au harnachement des rivières québécoises s’expliquent en partie par la peur de voir toutes les rivières du Québec harnachées et par la perte de la biodiversité que cela pourrait engendrer. Il faut dire que l’hydroélectricité, avec 38% du bilan énergétique québécois, est fort présente au Québec. Elle alimente la croissance économique et permet des exportations vers les Etats-Unis, procurant ainsi des revenus au gouvernement québécois. Dans les faits, ces exportations d’électricité ne comblent pas, et de loin, les coûts des importations d’énergie beaucoup plus polluantes. Or, c’est nous, les consommateurs, via la consommation directe et indirecte (biens, objets, matériaux…), qui utilisons toute cette énergie.

Au Centre-du-Québec : Hydro-Québec opère deux centrales sur la rivière Saint-François, soit celles de la Chute Hemmings et de Drummondville, avec des puissances respectives de 29 MW et de 16 MW.

Une petite centrale hydroélectrique de 4,5 MW est opérée par BCL Energy (Sainte-Brigitte)/Algonquin Power System Inc. à Sainte-Brigitte-des-Saults sur la rivière Nicolet Sud-Ouest. Ces centrales sont de type « au fil de l’eau ».

Biomasse forestière
Les arbres et les plantes sont de véritables capteurs solaires vivants. La forêt québécoise, avec toute sa diversité, est l’une des plus importantes ressources que nous ayons, tant sur les plans environnemental, social, économique qu’au plan énergétique, surtout en ce qui concerne la production de carburants liquides. Et la productivité de notre forêt n’a pas atteint son plein potentiel : des expériences ont démontré qu’elle pouvait augmenter d’un facteur de 1,5 à 4. Durant leur croissance, ils ont la possibilité de stocker cette énergie dans le bois durant 20 à 100 ans et plus. Cette énergie solaire stockée peut alors être utilisée comme matériau ou sous forme énergétique.

Il y a sans aucun doute un intérêt grandissant pour la biomasse forestière. La ressource est actuellement disponible et sous-utilisée. Nous évaluons entre 24 000 m3s et 30 000 m3s annuellement la quantité de biomasse forestière disponible au Centre-du-Québec dû, en partie, à d’importantes superficies en plantations de résineux qui devront être éclaircies au cours des prochaines années. Avec le développement de la filière biomasse, les produits et sous-produits générés par de tels travaux trouveraient preneurs alors qu’il est actuellement très difficile de les valoriser.

La biomasse peut être séparée en trois sources distinctes : agricole, forestière et déchets biodégradables. Comme l’hydroélectricité, la biomasse forestière a mauvaise presse au plan environnemental. Il est vrai qu’une mauvaise combustion génère de grandes quantités d’émissions atmosphériques polluantes (HAP, dioxines, furannes, suies…) souvent plus importantes que le charbon. Or, les technologies commerciales efficaces existent et elles diminuent de façon importante les émissions polluantes provenant des transformations thermochimiques de la biomasse (granules, foyers de masse, bouilloire efficaces, pyrolyseur,…).

L’utilisation de la biomasse pour des fins énergétiques est neutre quant à ses émissions de CO2, si l’on exclut toutefois les moyens nécessaires à son exploitation qui nécessitent le recours au pétrole.

Autres filières

Ces sources, bien que leur potentiel total puisse être très important, comportent actuellement des problématiques techniques (forte imprévisibilité, intermittence, disponibilité limitée des équipements de production…) ou financières (coût élevé de la production, forte capitalisation par rapport à la production…) limitant fortement leur déploiement. Elles peuvent toutefois fournir une quantité d’énergie appréciable dans un horizon 2030 avec les incitatifs financiers et politiques appropriés.

Solaire
Le potentiel de l’énergie solaire au Québec est, contrairement à la croyance populaire, très important. L’énergie solaire peut être divisée en deux grandes catégories : thermique et électrique. En apportant certaines modifications dans la conception et l’orientation des bâtiments, on peut obtenir facilement de l’énergie solaire thermique passive. On peut aussi utiliser des technologies de captage comme des panneaux solaires pour le chauffage de l’eau domestique, par exemple. L’énergie solaire thermique dite active nécessite quant à elle des équipements spécialisés. L’énergie solaire électrique consiste en l’utilisation de la lumière solaire pour la convertir directement en électricité, comme le photovoltaïque, ou indirectement, en convertissant d’abord la lumière solaire en chaleur qui servira ensuite à produire de la vapeur pour faire tourner une turbine qui entraînera un alternateur produisant de l’électricité. Cette dernière peut aussi se faire sous forme de cogénération (chaleur et électricité). À part le solaire passif, dont le surcoût est faible ou inexistant par rapport aux solutions classiques, la technologie solaire est assez coûteuse par rapport aux prix actuels de l’électricité au Québec. Les problèmes d’approvisionnement énergétiques futurs devraient rendre plus intéressante l’utilisation de ces technologies.

Au Centre-du-Québec : La Ville de Nicolet travaille à la réalisation d'un projet pilote de ferme solaire photovoltaïque qui pourrait produire entre 500 kW et 1 MW. Ce projet vise plusieurs objectifs: produire de l'énergie verte et de l'énergie solaire, réaliser un projet expérimental pour améliorer l'autonomie énergétique des localités, établir un concept et apporter un attrait à la fois technologique et environnemental pour la région. Il permettra aussi d'améliorer la connaissance et l'expertise en matière de production d'énergie photovoltaïque dans le contexte géographique, technique et économique du Québec. L'étape de la mise en place du projet est prévue pour l'automne 2011, l'étape de sa mise à l'essai pour la fin de l'automne 2011 et l'étape de son évaluation pour le printemps 2013.

Potentiel éolien
L’énergie éolienne est l’énergie du vent et plus spécifiquement, l’énergie directement tirée du vent au moyen d’un dispositif aérogénérateur ad hoc comme une éolienne ou un moulin à vent. L’énergie éolienne est une des formes d'énergie renouvelable. L’inventaire éolien du Québec réalisé par Hélimax indique un potentiel éolien économiquement intéressant d’environ 100 000 MW et les promoteurs y portent un grand intérêt actuellement. Le plus grand potentiel se situe dans les territoires nordiques et ses régions limitrophes ainsi que dans le couloir du Saint-Laurent. L’éolien nordique, malgré son gigantesque potentiel, offre des limitations importantes en ce qui a trait au transport de l’électricité générée et des contraintes climatiques (givrage, par exemple). Toutefois, la densité de l’air froid apporte une production supplémentaire moyenne d’environ 10% pour le même équipement. L’acceptabilité sociale de cette filière est contestée surtout en raison de son développement chaotique à ses débuts au Québec et par une prise de conscience de son impact sur les paysages. Cependant, ce qui limite le plus la filière éolienne est l’intégration de la production de cette source intermittente dans le réseau d’Hydro-Québec.

La quasi totalité du potentiel éolien de la région Centre-du-Québec appartient à la classe 3, soit la plus faible (6,8 à 7,5 m/s), quelques secteurs appartiennent à la classe 4 (7,5 à 8,1 m/s) et le potentiel éolien exploitable se trouve particulièrement concentré dans les MRC de L’Érable, d’Arthabaska et de Nicolet-Yamaska.

Au Centre-du-Québec, un projet éolien privé a été retenu par Hydro-Québec dans le cadre du 2e appel d’offres soit le projet « Parc éolien de L’Érable ». Ce projet, mené par Éoliennes de L’Érable, consisterait en l’aménagement et l’exploitation d’un parc éolien de 50 éoliennes d’une puissance installée de 100 MW durant une période de 20 ans renouvelable.

Géothermie
La géothermie peut être utilisée dans les applications nécessitant de la chaleur à basse température (chauffage ou séchage principalement). Il existe des technologies produisant de l’électricité à partir de la chaleur terrestre, mais elles nécessitent des forages profonds de plus de deux kilomètres. Le Québec ne semble pas posséder de potentiel intéressant à cet égard.

1Une partie des informations de ce portrait sont tirées du Rapport #4 sur l’énergétique régionale, État et perspectives énergétiques mondiale et québécoise, réalisé par Patrick Déry pour le Conseil régional de l’environnement et du développement durable, Saguenay—Lac-Saint-Jean et le Groupe de recherches écologiques de La Baie (GREB), Avril 2008
Pour lire le document complet

 

Mobilisation en cours


Déclaration d'engagement pour une stratégie de réduction de la dépendance au pétrole


Le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) est très heureux de l’engouement provincial pour la Déclaration d’engagement pour une stratégie de réduction de la dépendance au pétrole, rendue publique lors du Forum québécois sur l’énergie les 16, 17 et 18 novembre 2011 à Shawinigan.
L’annonce a été faite en présence de cinq leaders représentant des organisations signataires de la déclaration, soit M. Yves Lavoie du Réseau des ingénieurs du Québec, M. Louis Roy de la CSN, Mme Claire Bolduc de Solidarité rurale et de M. Martin Damphousse, de l’Union des municipalités du Québec. L’évènement s’est tenu devant plus de 250 représentants des secteurs corporatif, institutionnel, gouvernemental et communautaire. Cette déclaration, qui compte déjà plus d’une centaine de signataires issus d’organisations de toutes les régions du Québec est la première démarche concrète de la société québécoise pour s’affranchir du pétrole.

Ces organisations s’engagent :

•    à réaliser annuellement d’ici 2020 des actions concrètes, dans le respect des réalités régionales, pour qu’ensemble elles puissent réduire significativement la dépendance au pétrole du Québec;
•    à s’impliquer dans des initiatives communes visant l’éducation, la sensibilisation et la mobilisation des acteurs de leur milieu à l’égard des enjeux de production et de consommation de l’énergie ;
•    à intervenir, avec leurs partenaires du milieu, auprès des différents paliers de gouvernement et des décideurs pour qu’ils adoptent et mettent en œuvre une stratégie globale et intégrée de réduction de la dépendance au pétrole ;
•    à participer à l’élaboration et à la mise en œuvre de cette stratégie, selon leur expertise et leur domaine d’activité ;
•    à soutenir cette stratégie pour qu’elle constitue le fer de lance du Plan d’action québécois 2013-2020 sur les changements climatiques, et à s’assurer qu’elle comportera des cibles, des moyens et des échéanciers précis.

« À l’instar des partenaires majeurs, nous invitons tous les organismes régionaux à signer la Déclaration d’engagement pour une stratégie de réduction de la dépendance au pétrole. Tous ensemble, nous réussirons à développer la créativité et l’ingéniosité nécessaires pour surmonter cet énorme défi », invite Gilles Brochu, président du CRECQ.

« Les ingénieurs répondent présent face aux enjeux du développement énergétique du Québec, qui a tout ce qu’il faut pour devenir un joueur ultra-concurrentiel en matière de choix énergétiques, et ce, dans un contexte de développement durable » affirme le président du Réseau des ingénieurs du Québec, M. Yves Lavoie, ing.

« Une stratégie gagnante de réduction de la dépendance au pétrole devra nécessairement reposer sur l’action des municipalités. Elles ont la capacité d’intervenir sur le profil de la consommation énergétique du Québec à plusieurs niveaux, comme consommatrice, productrice, mais plus important encore, en tant que gestionnaire du territoire et du transport des collectivités », explique Martin Damphousse, Maire de la Ville de Varennes et représentant de l’Union des municipalités du Québec.

« Il est de la plus haute importance que l’on se préoccupe de notre avenir énergétique et que l’on se tourne vers d’autres énergies que le pétrole. Notre dépendance à celui-ci pourrait compromettre aussi l’avenir de la production industrielle au Québec », de soutenir le président de la CSN, Louis Roy.

« Pour Solidarité rurale du Québec, la réduction de notre dépendance au pétrole passe par la révision du fondement même de nos modèles de développement, par des changements profonds qui se situent bien au-delà d’un simple passage d’une forme d’énergie à une autre. Nous nous engageons à travailler à l’amorce de cette transition tout en respectant les capacités et les réalités des milieux. Ils font partie de la solution », conclut Claire Bolduc, présidente de Solidarité rurale du Québec.

Au cours des prochains mois, les Conseils régionaux de l’environnement du Québec, qui sont à l’origine de cette initiative, vont poursuivre la mobilisation dans les régions afin d’accompagner et de réunir les acteurs du milieu pour que cette stratégie se planifie et prenne forme, pour que les engagements se réalisent et pour que l’on puisse obtenir les premiers résultats concrets.

Toutes les organisations sont invitées à s’engager dans la démarche. Le texte de la Déclaration et la liste des signataires sont disponibles en ligne (www.rdvenergie.qc.ca).  Vous pouvez également communiquer avec Eric Perreault au CRECQ -  819-475-1048.

 

 

Comité de suivi Parc éolien de l’Érable


Le comité de suivi du parc éolien de l’Érable constitue une entité représentative et décisionnelle pour la réalisation et l’implantation du projet de parc éolien sur le territoire de la MRC de L’Érable. Il est composé à la base par la MRC de L’Érable, les municipalités, l’UPA et la Société Enerfin (le promoteur). À sa demande, le CRECQ a intégré le comité en 2009.


Projets terminés

Forum québécois sur l'énergie Logo_ForumQuebecoisSurLEnergie


Le Forum québécois sur l’énergie a eu lieu les 16, 17 et 18 novembre 2011 à L’Espace Shawinigan, en Mauricie.

Des personnalités renommées, issues de divers milieux, ont livré leur vision sur les perspectives d’avenir, les pistes d’action gagnantes, les défis à relever et les obstacles à surmonter pour opérer une transition énergétique qui avantagera le Québec autant d’un point de vue social, environnemental qu’économique.

Des conférenciers de plusieurs régions ont présenté des études de cas et réalisations concrètes dans les domaines de la maîtrise de l’énergie et de l’efficacité énergétique, de l’aménagement du territoire et de le mobilité durable, des énergies renouvelables et des avancées technologiques en matière de substitution au pétrole.

Vous pouvez également suivre toutes les nouvelles sur le site web des Rendez-vous et en vous abonnant à l'infolettre ou via Facebook et Twitter.

 

Les Rendez-vous de l’énergie : Imaginons le Québec sans pétroleINM_Logo_Rendez_vous_phrase_RGB


Les Rendez-vous de l’énergie visent à mobiliser et à consulter la population de toutes les régions du Québec au sujet de notre dépendance envers le pétrole. Il est également attendu des participants qu’ils parviennent à dégager de l’exercice des visions communes concernant l’avenir énergétique du Québec.

C’est en permettant aux acteurs de tous les milieux de prendre part à la réflexion et en favorisant l’expression de tous les points de vue que les Rendez-vous de l’énergie souhaitent rassembler le Québec autour d’un défi stimulant : Imaginer le Québec sans pétrole !

Les Rendez-vous de l’énergie sont une démarche non partisane, ouverte et inclusive. Ils visent à rassembler de nombreux acteurs clefs de la société québécoise afin d’assurer la mobilisation et la consultation de la population au sujet de notre dépendance envers le pétrole.

Au Centre-du-Québec, les activités de consultation et de sensibilisation se sont terminées en décembre 2010.  À la lumière de ces consultations régionales, le 1er Forum québécois sur l'énergie aura lieu à Shawinigan, en Mauricie, les 16-17-18 novembre 2011. Toutes les informations vous seront communiquées prochainement.

Pour plus d'informations, vous pouvez contacter Éric Perreault, chargé de projet au CRECQ, 819 475-1048 #212, eric.perreault@crecq.qc.ca  Vous pouvez également suivre toutes les nouvelles sur le site web des Rendez-vous et en vous abonnant à l'infolettre ou via Facebook et Twitter.

Vous pouvez prendre connaissance du Rapport sur les consultations régionales en cliquant ici.


Consultation sur le projet de parc éolien de l’Érable


En 2009, le Bureau d’audience publique en environnement a tenu des consultations sur le projet d’aménagement d’un parc éolien sur le territoire de la MRC de l’Érable. Le CRECQ y a présenté un mémoire favorable qui démontre que l’environnement ressortirait gagnant grâce à ce projet. Dans un contexte où le Québec cherche à augmenter sa production d’énergie, le CRECQ considère que le projet répond bien aux exigences environnementales dans un contexte de développement durable. Toutefois, afin que le projet génère le moins d’impacts possibles sur l’environnement, le CRECQ a aussi émis quelques recommandations, notamment sur la déforestation, la biodiversité, la faune, la santé et les impacts cumulatifs.

Pour lire le communiqué : Parc éolien dans la MRC de l’Érable : un plus pour l’environnement (16 décembre 2009)
Pour lire le mémoire

Documentation

Guide sur les énergies renouvelables pour chalets et lieux de villégiature

Énergies renouvelables

Disponible gratuitement en format électronique sur le site Internet: www.guide-er.org et en format papier au bureau du Conseil régional de l'environnement du Centre-du-Québec.

Portrait énergétique régional

Le Regroupement des conseils régionaux de l’environnement du Québec présente un rapport en 4 volets sur le Portrait énergétique régional, commandé par le CREDD du Saguenay-Lac-Saint-Jean et réalisé par Patrick Déry, physicien et consultant en énergétique. http://www.rncreq.org/autre_publications.php

Portrait de l’efficacité énergétique du Québec

Pour consulter le portrait, visitez le site de Association québécoise pour la maîtrise de l’énergie (AQME) http://aqme.org/Afficher.aspx?section=39&langue=fr

L’énergie au Québec : Portail du gouvernement du Québec

www.gouv.qc.ca/portail/quebec/pgs/commun/portrait/economie/ressourcesnaturelles/energie/?lang=fr

 

Communiqués

Mémoires et avis

Articles

À qui s’adresser

CRECQ

Éric Perreault, chargé de projet
819-475-1048 poste 212
eric.perreault@crecq.qc.ca

Autres organismes